Activités

Les activités existantes ou en devenir touchent de nombreux objectifs scientifiques, les grands axes de recherche utilisant des données produites par l'OPAR concernent :

  • la physico-chimie de la stratosphère,
  • la structure et la dynamique de l'atmosphère moyenne (détection des variations à long terme, étude de l'activité ondulatoire),
  • les cirrus tropicaux et de leur influence sur le bilan radiatif,
  • la dynamique de la troposphère tropicale (convection tropicale),
  • les échanges dynamiques entre les différents compartiments atmosphériques,
  • les échanges stratosphère-troposphère et échanges méridiens stratosphériques,
  • la chimie de la troposphère et notamment le bilan d'ozone troposphérique en zone tropicale,
  • la distribution des composés minoritaires dans la troposphère tropicale et subtropicale dans l'hémisphère sud et l'influence des transports de polluants depuis l'Afrique et l'Asie tropicale sur les zones océaniques de l'océan Indien,
  • l'impact des produits des combustions de biomasse (gaz et aérosols) sur la physico-chimie de la troposphère tropicale et le climat,
  • le suivi de l'évolution des concentrations de gaz à effet de serre, la modélisation à différentes échelles de l'atmosphère tropicale.

En complément des objectifs scientifiques répertoriés ci-dessus, l'OPAR est appelé à jouer un rôle croissant pour la validation des capteurs spatiaux. Les instruments existants ou à venir à l'OPAR permettent d'accéder à travers la télédétection depuis le sol (radiomètres, LiDARs, spectromètre FTIR) et les sondages, à une variété de paramètres qui donnent les profils de température, de vapeur d'eau et de divers constituants mineurs atmosphériques ainsi que certaines caractéristiques microphysiques et radiatives des nuages et des aérosols (depuis le sol jusqu'à la moyenne stratosphère). Les données produites à l'OPAR ont servi à la validation du capteur OMI sur AURA ; actuellement elles servent à la validation d'ENVISAT dans le cadre du projet EQUAL, et des satellites qui composent l'Aqua-Train (notamment CALIPSO) et également de IASI.

Pour accroître et inscrire dans la durée les observations des paramètres dynamiques et chimiques de l'atmosphère débutées dans les années 90 à la Réunion, un observatoire atmosphérique doit être construit sur le Piton Maïdo à 2200m d'altitude dans l'ouest de l'île. Il deviendra le site principal de l'OPAR. Les instruments actuellement hébergés à la Faculté des Sciences de la Réunion à Saint-Denis vont être déménagés dans ce bâtiment de 700 m2. L'objectif de cette construction en altitude est principalement d'obtenir de meilleures données de télédétection optique. Elle permettra aussi d'effectuer un échantillonnage in situ dans la troposphère libre, notamment lors des périodes nocturnes de subsidence.